18.07.2008

Une 5ème étoile pour les hôtels

La France compte combler son retard en matière de classement hôtelier en se dotant d’un label « 5 étoiles » pour ses établissements de luxe.

Le secrétaire d’Etat français chargé du Tourisme, Hervé Novelli, est décidé à mettre fin à cette exception française qui limite le plus haut du classement à 4 étoiles. L’offre deviendra ainsi plus lisible pour les touristes étrangers habitués du grand luxe, qui descendent dans des 5 étoiles à Tokyo, New York ou Sydney pour se retrouver dans un « simple » 4 étoiles à Paris. La France est confrontée à la concurrence des pays émergents comme le Maroc ou l’Egypte qui ont vu proliférer des hôtels 4 ou 5 étoiles, peu conformes aux normes occidentales.

Rappelons que le classement en vigueur date de 1986. Les étoiles (catégorie 0 à 4 luxe) sont attribuées par les préfets sur la base de normes quantitatives (superficies, équipements sanitaires, téléphone, ascenseur…) qui ne tiennent pas compte de la qualité de l’accueil ou de la propreté.

A Paris, les grands hôtels sont d’ores et déjà engagés dans une course à la création de suites toujours plus luxueuses. Le Royal Monceau – racheté par Alexandre Allard, un homme d’affaires qui a fait fortune dans l’internet - a fermé ses portes le 15 juin dernier pour 15 mois de travaux de rénovation. Il rouvrira donc fin 2009 avec un nouveau décor conçu par le designer Philippe Starck. Le Ritz compte prochainement s’offrir une cure de jouvence. Sans parler de celle que se paye actuellement le Crillon.


Cette course était d’autant plus nécessaire que de nouveaux acteurs feront prochainement irruption dans le cercle fermé des palaces, qui échappent à toute nomenclature, comme le Shangri-La (www.shangri-la.com/en/corporate/press/pressrelease/14844) et le Mandarin Oriental (www.fonciere-lyonnaise.com/upload/Actualites%20Financiere...).

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