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moderniser l'image des métiers de l'hôtellerie-restauration

J'aime encourager les élèves de l'école dosnon à lire et à l'école nous recevons et nous mettons à disposition des élèves la presse professionnelle, entre autres.
Voici quelques extraits d'un article intéressant paru dans la revue CHR.

Le vice président de l'UMIH, Francis Attrazic, donnait une interview à CHR Hebdo en avril dernier*. Cette interview était intitulée « moderniser l'image des métiers, le credo de Francis Attrazic ».

L'UMIH a entrepris une campagne de communication pour revaloriser les métiers de l'hôtellerie-restauration. Cette campagne est la bienvenue. Bon nombre d'idées reçues ont besoin d'être redressées.

Ces idées -en réalité souvent des préjugés- naissent de la connaissance des métiers de l'hôtellerie-restauration que tout un chacun peut avoir de l'extérieur. On pense d'emblée à l'investissement physique que ces métiers demandent, aux horaires décalés que ces professions imposent. Ces idées sont acceptées peut-être d'autant plus facilement que certains parents et enseignants ont comme mauvaise conscience de laisser des jeunes faire des études courtes.

Voir les faits avec bon sens aide à les appréhender avec plus de réalisme et d'optimisme. Francis Attrazic indique par exemple que les horaires décalés sont une spécificité de ces métiers. « Il faut considérer cette spécificité comme une spécificité, non comme un handicap ». Chaque métier a effectivement ses contraintes, pour certains la chaleur, le bruit, la manipulation de produit salissant (cambouis ou autres). Ces inconvénients ne sont pas rédhibitoires. Ces inconvénients sont contrebalancés par la satisfaction d'exercer ces métiers, et par de réelles opportunités. En particulier, les conditions d'évolution rapide, par promotion interne qui joue à plein au sein des entreprises de ce secteur. Ce genre d'argument est à même de persuader ceux que le travail -un travail mené avec sérieux- n'effraie pas. Dans l'hôtellerie-restauration, comme ailleurs, ce sont les personnes qui font la différence.

Des avancés sociales ont été réalisées dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. Tout en s'en réjouissant et en souhaitant que la profession y travaille encore, il faut aussi reconnaître le fait suivant. On peut espérer trouver un métier ou une situation professionnelle conformes à ses espérances, mais cela ne fera pas changer la « réalité du terrain ». L'emploi répond à une réalité, à une activité économique réelle, à une compétence. « La première pénurie, aujourd'hui, concerne les postes de base », constate Francis Attrazic. Il y aurait fort à parier que beaucoup de ceux attirer par les métiers de l'hôtellerie-restauration trouveraient leur voie en acceptant de commencer « par là ».



* CHR Hebdo de la semaine du 28 avril au 5 mai 2006

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